« Merci de vous aventurer dans cet univers de formes et de couleurs inspiré par l'intuition.
... J’ai commencé à dessiner à l’adolescence. Je dessinais toujours la même forme : une fleur aux pétales épanouis, une rose ou un lotus, je ne savais pas trop, et toujours dans les tons de rose ou de rouge.
Pourtant, ce n’est qu’à la quarantaine, au cœur d’une crise personnelle majeure, que s’est manifestée ma créativité par le dessin.
Une présence subtile m’habitait dont je cherchais à manifester l’énergie. Mon crayon cherchait alors sur le papier, au travers d’arabesques qui ne traduisaient qu’un mouvement , l’émergence d’une forme qui pouvait l’exprimer. Je travaillais ensuite cette forme jusqu’à ce qu’elle puisse épouser totalement mon ressenti.
Des couleurs s’imposaient alors d’elles-mêmes dans ma vision intérieure et je ressentais le besoin de les appliquer de manière soutenue en leur donnant la densité de la peinture. Chaque trait était rehaussé d’or ce qui lui donnait une dimension sacrée.
Jusqu’à aujourd’hui je travaille toujours au crayon de couleur à mine grasse.
Des symboles inconnus émergeaient de façon impérieuse dont je ne trouvais le sens et l’existence que plus tard au cours de mes recherches. Ce fut le cas, par exemple, de la tête de serpent couronnée qui se superpose au cobra sur le front de l’Etre dans « Initiation » : cette représentation est en fait un symbole alchimique.
La représentation d’autres, plus familiers, comme la coupe ou l’étoile à cinq branches (le pentagramme) demandaient pour leur réalisation, un véritable travail intérieur.
D’abord freinée par les barrières de mon mental qui rebellait à aller vers l’inconnu ou à l’exprimer, j’acceptais vite ces ouvertures sur des connaissances qui dépassaient ma conscience et la mettait en contact avec de nouveaux horizons intérieurs.
La matérialisation finale, l’apposition des couleurs, était une véritable joie, joie d’une nouvelle naissance.
Une fois réalisé, il émanait du dessin une sorte d’aura spirituelle, un appel à la transcendance. La pièce où ils étaient accrochés était pour moi un lieu de méditation. S’ils pouvaient être objet de décoration, ils étaient aussi source d’apaisement et d’élévation.
L’ensemble des dessins réaffirme l’existence et l’émergence de la Divinité en l’être humain, ce passage du « soi au Soi et ses nécessaires métamorphoses. Le rayonnement de chacun d’entre eux en fait un dessin de guérison, un rappel de notre dimension d’éternité.
D’abord partagées avec quelques amis, une partie de mes créations a été présentée lors d’une exposition collective à Nouméa (Nouvelle Calédonie) en 2008.
J’espère de tout cœur que mon travail soutiendra l’élan de tous ceux qui se sentent poussés par le vent de l’inspiration mais hésitent encore à laisser gonfler les voiles de leur créativité. »






